Comment un consultant a récupéré 22 000 € grâce à une meilleure structure juridique

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La première décision a été de repenser la logique de rémunération. L’objectif n’était pas de maximiser le revenu à court terme, mais de créer une base régulière, lisible et pilotable.
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Manuel Tefak
Stratège financier discret qui accompagne des indépendants ambitieux dans la construction d’une trajectoire patrimoniale solide, lucide et durable

Cas pratique pour les indépendants

Chez les indépendants, les pertes financières ne viennent pas toujours d’un manque de chiffre d’affaires. Elles proviennent souvent d’une structure juridique mal adaptée, choisie par défaut, conservée trop longtemps, ou mal articulée avec la réalité de l’activité. Résultat : des charges inutiles, une fiscalité subie et une trésorerie qui s’évapore sans que le dirigeant n’en ait pleinement conscience.

Dans cet article, je te propose un cas concret et anonymisé : celui d’un consultant indépendant qui a récupéré 22 000 € sur une année, non pas en travaillant plus, ni en prenant plus de risques, mais en réajustant sa structure juridique.
L’objectif n’est pas de vendre une solution miracle, mais de montrer comment une meilleure structuration peut produire des effets mesurables, lorsque les décisions sont prises avec méthode.

Le point de départ : une activité rentable… mais inefficiente

Le consultant exerce une activité de conseil B2B depuis plusieurs années. Son chiffre d’affaires est stable, supérieur à 120 000 € par an. Les clients sont récurrents, la valeur ajoutée est claire, et l’activité ne présente pas de risque opérationnel particulier.

Pourtant, à la fin de chaque exercice, un constat s’impose :

  • une pression fiscale élevée,
  • une rémunération personnelle peu lisible,
  • une trésorerie professionnelle mal exploitée.

La structure juridique en place avait été choisie au démarrage de l’activité, sans réelle projection. Elle fonctionnait, mais elle n’était plus alignée avec la maturité de l’activité.

Le diagnostic : où se perdaient les 22 000 € ?

Avant toute décision, un travail de diagnostic a été mené. Il ne s’agissait pas de “changer pour changer”, mais d’identifier les points de friction objectifs.

Trois sources principales de perte ont été mises en évidence.

Une rémunération mal structurée

Le consultant se rémunérait de manière irrégulière, en fonction de la trésorerie disponible. Cette approche entraînait :

  • une fiscalité personnelle élevée,
  • une absence de visibilité budgétaire,
  • une confusion entre argent professionnel et personnel.

Chaque euro sorti n’était pas optimisé, mais simplement “pris quand il y en avait”.

Une fiscalité subie plutôt que pilotée

La structure juridique en place déclenchait l’impôt sans réelle marge de manœuvre.
Les décisions de rémunération et de distribution étaient prises tardivement, souvent après la clôture, limitant toute capacité d’arbitrage.

Résultat : une imposition globale plus élevée que nécessaire, sans bénéfice en termes de protection ou de patrimoine.

Une trésorerie professionnelle mal utilisée

La société générait un excédent de trésorerie régulier. Mais faute de structure adaptée, cette trésorerie restait :

  • partiellement dormante,
  • partiellement utilisée pour des dépenses personnelles,
  • sans stratégie claire.

Cette situation créait une perte d’efficacité financière, invisible au quotidien mais significative à l’échelle annuelle.

La décision clé : réajuster la structure juridique

Le travail n’a pas consisté à empiler des montages complexes. Il s’est concentré sur une meilleure adéquation entre la structure juridique et la réalité économique de l’activité.

Trois axes ont été traités simultanément.

Axe n°1 : clarifier et stabiliser la rémunération

La première décision a été de repenser la logique de rémunération.
L’objectif n’était pas de maximiser le revenu à court terme, mais de créer une base régulière, lisible et pilotable.

Cette clarification a permis :

  • une meilleure anticipation fiscale,
  • une séparation nette entre flux professionnels et personnels,
  • une réduction des frottements fiscaux inutiles.

À elle seule, cette étape a généré plusieurs milliers d’euros d’économie indirecte.

Axe n°2 : adapter la structure juridique au niveau de revenus

La structure initiale était cohérente au démarrage de l’activité, mais elle ne l’était plus au niveau de chiffre d’affaires atteint.

Sans entrer dans des détails techniques inutiles, le changement opéré a permis :

  • une meilleure articulation entre impôt sur la société et imposition personnelle,
  • une plus grande souplesse dans la gestion des flux,
  • une capacité à décider du “quand” et du “comment” sortir l’argent.

Ce point a constitué le cœur du gain financier.

Axe n°3 : redonner un rôle stratégique à la trésorerie

La trésorerie n’était plus considérée comme un simple solde bancaire, mais comme un outil de décision.

En structurant mieux les flux, le consultant a pu :

  • sécuriser son activité,
  • se verser une rémunération plus régulière,
  • préparer des projets personnels sans fragiliser l’entreprise.

Cette nouvelle organisation a supprimé des sorties inutiles et amélioré la lisibilité globale.

Le résultat : 22 000 € récupérés en un an

Une fois l’année écoulée, le constat est clair et chiffré.

À activité équivalente, sans hausse de chiffre d’affaires :

  • la charge fiscale globale a diminué,
  • la rémunération nette a augmenté,
  • la trésorerie a été mieux utilisée.

Le gain total s’élève à 22 000 € sur l’exercice, uniquement grâce à une structure juridique mieux adaptée.

Ce montant ne correspond pas à une “astuce”, mais à la suppression de frictions inutiles qui existaient depuis plusieurs années.

Pourquoi ce cas est loin d’être isolé

Ce type de situation est fréquent chez les indépendants et consultants expérimentés. Beaucoup d’activités sont performantes économiquement, mais mal structurées juridiquement.

Les signaux d’alerte sont souvent les mêmes :

  • “Je gagne bien ma vie, mais j’ai l’impression de trop payer.”
  • “Je ne sais jamais combien je peux vraiment me verser.”
  • “Ma société fonctionne, mais je manque de visibilité.”

Dans ces cas-là, le problème n’est pas le travail, mais la structure.

Ce qu’il faut retenir de ce cas concret

Ce cas ne démontre pas qu’il existe une structure “idéale”. Il montre qu’une structure doit évoluer avec l’activité.

Trois enseignements principaux se dégagent :

  1. Une structure juridique n’est jamais figée.
  2. La fiscalité se pilote en amont, pas après coup.
  3. La cohérence entre activité, rémunération et patrimoine est déterminante.

Ce consultant n’a pas récupéré 22 000 € grâce à une optimisation agressive ou à un montage complexe. Il a simplement aligné sa structure juridique avec la réalité de son activité.

Pour un indépendant, la vraie question n’est donc pas :
“Puis-je optimiser davantage ?”

Mais plutôt :
“Ma structure actuelle est-elle encore cohérente avec mon niveau d’activité et mes objectifs ?”

Dans bien des cas, la réponse à cette question vaut bien plus que quelques heures de travail supplémentaires.

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